Traverse Laval/Île-Bizard inc.
mise à jour : 14 juin 2026
Ouvert
7 jours / 7
de 6h à 22h
Bienvenue à bord⚓️


Bienvenue sur le Paule II
99 rue les Érables, Laval, Qc H7R 1A3
vers
2449 Ch du Bord-du-Lac, Île-Bizard, Montréal
⚓️
De 6h à 22h | 7 jours sur 7
Argent comptant seulement
Pas de réservation
Traversée toutes les 5-7 minutes
Tarifs
ARGENT COMPTANT SEULEMENT
Auto, véhicule à 3 roues
Pick-up, camionnette 18' et plus
Camion cube à roues simples
Remorque à 1 essieu
Remorque à 2 essieux
Motocyclette
Scooter
Vélo
Piéton
Carnet de 10 passages AUTO
Carnet de 10 passages VÉLO
6,50 $
8,00 $
9,00 $
5,00 $
7,00 $
3,50 $
3,00 $
2,00 $
2,00 $
54,00 $
18,50 $
Le paiement en argent se fait sur le traversier.
Les tarifs sont exempts de taxes.
Notre histoire

Adelneige Wilson et Vitalien Bigras



Le traversier de Laval-sur-le-Lac marque avec fierté notre patrimoine québécois. Tout autour de l’Île Jésus, tandis que les ponts ont remplacé un à un les bacs d'antan, seule la liaison entre Laval-sur-le-Lac et l'Île-Bizard se fait encore au moyen d'un traversier. Propulsé par le courant de la rivière, ce mode de transport unique offre une expérience qui l'est tout autant.
À l'origine, les seigneurs disposaient d’un droit de bac ou de traverse sur les rivières adjacentes à leur seigneurie leur permettant ainsi de passer par les îles avoisinantes. Ces droits de passage offraient une solution pratique pour écourter les longs trajets. En 1817, on dénombrait onze traverses autour de l'Île Jésus.
Ainsi, par exemple, les cultivateurs établis sur les terres au nord du lac des Deux-Montagnes pouvaient emprunter un premier bac depuis Saint-Eustache, mettre pied à l’Île Jésus (Laval), traverser le village de Sainte-Dorothée et se diriger vers l’ouest jusqu’à notre traverse menant à la berge nord de l’Île-Bizard. Un troisième bac les attendait au sud de l’Île-Bizard pour les mener à Sainte-Geneviève sur l’île de Montréal afin de se rendre au grand marché de la métropole pour vendre leur marchandise. Ce voyage vers la ville prenait, dit-on, deux jours… Imaginez ce périple sans tous ces raccourcis qu’offraient les traverses!
Ici, armés de rames et de perches, les bateliers bataillaient avec courage le fort courant de la rivière des Prairies pour mener leur bac et sa cargaison à bon port. Pour les habitants du haut de l'Île Jésus, la traverse de Laval-sur-le-Lac leur permettait, entre autres, d’accéder plus rapidement à l’un des deux moulins de l’Île-Bizard pour faire moudre leurs grains et sauver ainsi un temps précieux.
En 1898, au décès de Zénon Proulx, dit Clément, Vitalien Bigras devient le nouveau passeur en épousant sa veuve Adelneige Wilson, une petite femme qu'on disait courageuse et qui manœuvrait souvent seule le bac.
C'est à Vitalien Bigras, dit Vital, que l'on doit l'installation en 1903 de la traille pour le traversier de Laval-sur-le-Lac. Une traille est un câble tendu d'une rive à l'autre le long duquel se déplace l'embarcation. Dans ce système d'origine médiévale, le câble peut être aérien ou au fil de l'eau ou couché dans le lit des eaux. À Laval-sur-le-Lac, le câble est aérien soutenu par deux pylônes. Le traversier est attaché au câble horizontal par deux petits câbles verticaux, l'un à l'avant et l'autre à l'arrière du bac : poussé par le courant,le traversier est guidé par la traille.
Au fil des décennies, plusieurs passeurs se sont succédé à la charge de batelier, notamment les Bélanger, les Bastien, les Sévigny et les Bigras. En 1933, Omer Bigras fait l’acquisition de la traverse de Laval-sur-le-Lac. Puis, c’est en 1951 que ses filles Gisèle, Denise et Paule prennent la relève. À partir de 1983, c’est Paule Bigras-Bolduc qui assure le service. Deux bacs à traille porteront son prénom : tout d’abord le Paule I en bois et sans moteur manœuvré manuellement à l’aide d’une grande roue pouvant accueillir deux véhicules à la fois, puis l’actuel Paule II, construit en 1987 en acier muni d’un moteur qui sert à actionner le système d’accostage hydraulique. Le Paule II peut accueillir jusqu'à six véhicules à la fois et effectue les allers-retours en moins de six minutes. Plus de 120 ans après la mise au point de ce système, c’est maintenant Marc Guillemette, père de cinq filles, qui offre le service de traversier entre les mois d’avril et de novembre, et ce, depuis 2005.